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Panorama des structures d’appui à la micro entreprise au Chili

1993

Parmi les structures d’appui les plus importantes, on trouve CREDICOOP,le fonds des petits projets de SUR, PROPESA (groupement de microentreprises/Puis viennent des structures plus petites et plus récentes comme :

Banco del Desarrollo

-CONTIGO

- Fundación TPH (Trabajo para un Hermano)

-SOINTRAL (programme appuyé et organisé par le CIDE)

-FINAM (filiale de Woman World Banking), qui a connu des difficultés au démarrage et reste encore au stade expérimental. Et enfin, on distingue des projets très petits, centrés sur des régions spécifiques comme :

-SODEM (région de Maipu et à San Bernardo)

-CORDILLERA (région de la Florida).

Un développement important de ces projets est attendu à partir de deux piliers financiers : la BIA et la FOSIS (organisme de l’Etat chilien). La BIA (Banque inter-américaine octroie des prêts à des conditions très avantageuses, bien qu’elle ait des conceptions particulières. Pour le PET (Programme d’économie du travail), la base de développement de ces projets doit se faire à partir des ressources des microentreprises. Ce n’est pas la ligne du programme BIA/FOSIS.

Nous allons donner trois exemples de fonctionnements :/*CREDICOOP est caractérisée par une participation au sein de la coopérative; de ce fait, l’assemblée des membres est la plus haute instance d’autorité, qui désigne le conseil d’administration et définit la politique de la coopérative.Interdiction d’établir une relation humaine. Le modèle doit pouvoir être reproduit dans d’autres régions (forme de coordination). La coopérative ne peut groissir indéfiniment (trop difficile au-delà de 2.000 associés). CREDICOOP a connu un échec de sa tentative de créer des comités par métiers (trop d’obstacles bureaucratiques); pourtant l’idée était intéressante. Elle a des conventions avec SERCOM (Service Commercial)pour la commercialisation, créé en commun avec d’autres ONG, dans le but d’établir un lien entre producteurs et consommateurs. Le microentrepreneur est libre de s’adresser à SERCOM ou ailleurs.Il dispose d’une entité autonome d’assistance technique, SERCOTEC, pour consultation sur des points spécifiques.

*PRODESA nous semble être un des projets les plus intéressants. Il dispose de beaucoup de ressources, notamment par l’AID. Son système de diagnostic est très minutieux, en collaboration étroite avec les microentrepreneurs. Ils déterminent quels sont exactement les besoins et ont un dispositif de formation et d’assistance très développé.

*SUR a connu de nombreuses difficultés car son programme était trop vaste. Il a tenté de faire de la création d’entreprise très différente de l’appui à la microentreprise et en demandant d’autres moyens. Il a également essayé de créer une coordination entre microentrepreneurs urbains et ruraux.

D’une manière générale, on compte 80.000 petites entreprises formelles industrielles et entre 400.000 et 500.000 microentreprises informelles industrielles (très précaires et marginales).

Il y a un préjugé du monde syndical contre les microentrepreneurs, considérés comme des capitalistes potentiels. On pourrait donc souhaiter un grand programme national de soutien aux organismes d’appui, mais non de l’Etat, directement aux entrepreneurs. A noter que la microentreprise ne peut résoudre tous les problèmes des poblaciones (par exemple, pour les femmes sans formation, avec un besoin d’horaires différents et pour qui la solution serait peut-être une forme de travail à domicile; mais l’élément d’organisation manque souvent).

On peut envisager différents débouchés pour les microentreprises:

-le marché des institutions qui, pour des raisons idéologiques, achètent aux microentrepreneurs,

-le marché des poblaciones,

-le marché formel et compétitif, tant national qu’international.

SERCOM veut organiser une grande foire et faire venir des importateurs étrangers, mais le problème est d’avoir une production homogène, de qualité et en quantité suffisante.

COMPARTE (lié à l’USEC et associé d’INDES)a réalisé un travail très important pour la commercialisation sur le marché international.

Mots-clés

assistance technique, petite et moyenne entreprise, crédit, formation, relations avec le marché, coopérative


, Chili

Notes

Fiche extraite du rapport de mission réalisée par B.TROUVILLE, à l’occasion du Séminaire international des Sociétés d’investissement-Chili et Brésil- mars/avril 1991./Entretien avec Arno KLENER, chargé de mission du PET, membre du Conseil d’Administration de CREDICOOP.

Source

Rapport

TROUVILLE, Béatrice, CEDAL FRANCE=CENTRE D'ETUDE DU DEVELOPPEMENT EN AMERIQUE LATINE

CEDAL FRANCE (Centre d’Etude du Développement en Amérique Latine) - France - cedal (@) globenet.org

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