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dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale

Bilan de la réhabilitation

La mémoire, l’histoire, l’expérience

Paul DALMAS ALFONSI

12 / 1993

Une perte de mémoire quasi systématique

L’expérience acquise à l’occasion d’un programme de réhabilitation est propre à chaque opération et ne peut se transmttre à l’identique sous forme de recette. Chaque quartier, chaque immeuble possède des caractéristiques propres et, surtout, une histoire vivante qui n’est pas directement transposable. Toutefois, l’apprentissage acquis lors d’une opération constitue, pourles différents acteurs, les éléments d’un professionnalisme qu’il est regrettable de ne pas transférer sous une forme qui reste à déterminer. Le changement fréquent des acteurs - à l’exception le plus souvent des habitants -, sans passation de consignes ou de dossiers (sans parler d’expérience ...), est un handicap. Il donne des décideurs une impression négative. "Valse" trop fréquente des interlocuteurs : ceux qui partent ne prennent pas le temps du bilan ou du récit de l’expérience acquise; ceux qui arrivent constatent les insuffisances d’un passé qu’ils ignorent ou rejettent en bloc pour justifier une nouvelle approche. Les habitants ne sont pas toujours dupes de ces interventions et discours successifs qui ressemblent, parfois, à des "bégaiements".

Repérer les personnes ressources

La connaissance de l’histoire du quartier, des conditions de son peuplement et des faits marquants qui l’ont transformé est une donnée indispensable pour permette de bâtir un projet de réhabilitation. Cette connaissance, souvent dispersée, doit s’appuyer sur le repérage des personnes ressources : habitants, intervenants sociaux, gestionnaires qui, ensemble, peuvent permettre de reconstituer la mémoire des lieux. La discontinuité se retrouve aussi à l’intérieur de l’organisme : les changements de responsables ou des maîtres d’oeuvre empêche de tirer le bilan des aspects positifs ou négatifs d’un programme. Les méthodes d’appel d’offre, le poids de certains commerciaux conduisent à reproduire les mêmes erreurs. Les techniciens et autres intervenants suggèrent que du temps soit systématiquement prévu pour une évaluation collective après chaque opération.

Une mémoire sélective

On retient collectivement les poins forts de l’histoire, ceux qui ont marqué un tournant, les événements internes ou externes qui ont permis une avancée dans les relations entre partenaires : démolition de bâtiments, embauche de gardiens, actions de certains animateurs, etc. La tenue d’un carnet de bord, par sa continuité, peut se révéler un outil fort utile pour conserver la trace d’une période exceptionnelle dans la vie d’un quartier.

Mots-clés

valorisation de l’expérience, mémoire collective


, France

Notes

Cette fiche a été réalisée dans le cadre de l’évaluation de la politique de réhabilitation du logement social, animée par la Direction de l’Habitat et de la Construction du Ministère de l’Equipement, du Logement et des Transports, Arche de la Défense, Paroi Sud, 92055 Paris-La Défense Cedex O4.

Source

Littérature grise

DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L'EQUIPEMENT DU RHONE (DDE 69); GROUPE LOCAL D'EVALUATION DE LA REHABILITATION DE LYON (France)

CEDIDELP (Centre de Documentation Internationale pour le Développement les Libertés et la Paix) - 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris, FRANCE - Tel 33 (0) 1 40 09 15 81 - France - www.ritimo.org/cedidelp - cedidelp (@) ritimo.org

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