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Les coopératives sociales italiennes

La dimension du phénomène -1-

Alessandro GUIGLIA

07 / 1993

Le mouvement coopératif italien s’est engagé vis à vis des secteurs faibles de la population, des exclus du marché du travail et pour une humanisation et une meilleure qualité de la vie à travers différentes formules:

1. les cooperatives de production et travail dites "intégrées" parce qu’elles sont constituées d’un mixage des publics et où les travailleurs en difficulté sont membres à tous les effets.

2. les coopératives pour gérer des services sociaux, sanitaires ou d’animation appelées coopératives de "services à la personne".

3. les coopératives de solidarité sociale qui réalisent des actions de service à la communauté,intégrant le bénévolat et qui ont à l’intérieure aussi bien les aspects de cooperative integrée que ceux de cooperative de service social.

Les deux premières formules sont issues du mouvement pour la politique de réforme des Services Sociaux et à l’interieur du mouvement de lutte contre le grandes Institutions de ségrégation des années 1970, et ont réference à la Centrale de gauche du Mouvement Cooperatif (Lega delle Cooperative e Mutue). La troisième est issue des mouvements catholiques de bénévolat et a sa réferance à la Centrale "blanche" où ces coopératives ont constitué un secteur spécifique appelé Federsolidarité.

Avec la loi n.381 du 8.11.1991 (voir fiche "Law 381/91"), l’Etat Italien a sanctionné leur existance, en définissant une catégorisation et des dénominations nouvelles. Le secteur s’appelle maintenant Coopération Sociale et prévoit deux catégories d’emtreprises:

A. Coopératives de gestion de Services socio-sanitaires-educatifs.

B. coopératives de production finalisées à l’insertion au travail des personnes en difficulté.

La loi assure des avantages surtout pour les coopérative de type B,mais elle obblige, pour obtenir les droits prévus, que les coopéatives B aient comme associées un minimum de 30% de personnes avec une forme de handicap et pour A e B elle admet un maximum de 50% de membres bénévoles. La philosophie de la loi est de garantir que les coopératives soient réellement des entreprises sans pour autant nier l’apport du bénévolat.

Par conséquent les Coopératives de Solidarité Sociale ont dû choisir à laquelle des deux catégories s’inscrire dans les Registres Regionaux prévus, ou bien se diviser en deux différentes unités coopératives (A + B).

La promulgation de la loi a encore impulsé la naissances de nouvelles coopératives, surtout de type B.L’estimation du nombre de ces coopératives est plutôt discordante; il faudrait attendre la fin de 1993 pour connaître les données de l’inscription des coopératives sociales aux Registres Regionaux. Certainement c’est un phénomène de grande dimension: au moment du licenciament de la loi (fin 1991)il existait autour de 1000 coopératives de solidarité sociale et 300 entre coopératives intégrées et coopératives de services sociaux.

Encore on évalue que le total du chiffre d’affaires est autour de 1000 miliards de lires (environ 700 millions de US $), ce qui donne une importance du point de vue économique et qui permet de parler d’un secteur d’économie sociale. (voir fiche IRED "Le coopérative sociali in Italia - 2).

Mots-clés

économie sociale, coopérative, Etat et société civile


, Italie, Pays méditerranéens, Europe du Sud

Commentaire

Il existe une vielle polémique entre les coopératives integrées et les coopératives de solidarité sociale qui maintenant est en train de se réduire et l’on peut verifier une évolution des deux mouvements qui produit un rapprochement. Pr dela l’orientation politique des leaders et l’appartenence à deux centrales coopératives en concurrence,la polémique se fonde surtout sur l’accent différent mis sur l’aspect entreprise et l’aspect social.

Notes

voire aussi fiche IRED n.17

Source

Autre

GUIGLIA, Alessandro, IRED NORD

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