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Expérience d’alternative à la prison pour des jeunes femmes condamnées à une longue détention

Le projet Phoenix de l’association Arco Iris à Madrid

Maria Teresa BATTAGLINO

07 / 1993

En 1987 l’Association Arco Iris, une association de quartier de la grande périphérie de MADRID (Getafe), lance une activité pour dénoncer et concrètement améliorer les conditions de vie à l’interieur de la prison féminine de Yeserias. Cette activité produit le projet Phoenix qui démarre en 1990 avec la participation de l’Administration régionale Madrilène, des municipalités de Madrid et de Getafe, de l’institution pénitentiaire, qui de diverses façons financent le projet.

C’est une expérience de détention alternative dans un appartement,géré par Arco IRIS qui assume toute responsabilité, où vivent 6 femmes condamnées à des longues peines de détention (jusqu’à 13 ans). Ce sont des jeunes sans appui familial, quelques unes avec des enfants, en condition de santé très compromise à cause, pour certaines, du SIDA.

Le choix a été fait sur les situations les plus graves: grande instabilité personnelle, conditions de forte marginalitè sociale, avec des faillites existentielles.

Une jeune psychologue, Susana Fernandez, a été associée au projet avec le charge d’animer la vie communautaire et les échanges entre elles, et d’assumer la responsabilités des activités extérieures dans lesquelles le travail a une place très importante.

Pour réaliser des conditions de travail favorisant un processus de re-éducation et de re-insertion sociale, l’Association Arco Iris a organisé une entreprise de photocopie (voire fiche IRED/"Fotocopiadora Arco Iris"). Un travail à contact direct avec un public, en majorité des jeunes, et pour l’Université offre des opportunités d’autovalorisation et de gratification qui augmentent l’estime de soi-même. Travailler dans un groupe solidaire, à temps partiel, avec une activité ni lourde ni difficile qui demande attention et méticulosité, constitue une condition favorable à la reprise d’une activité normale, même si leurs conditions autant de santé que psychologiques sont précaires.

L’insertion au travail est offerte aussi à des femmes en semi-liberté, qui passent leur journée chez Phoenix et retournent le soir à la prison.

Mots-clés

association, femme, insertion sociale, justice, projet de développement, exclusion sociale


, Espagne, Pays méditerranéens, Europe du Sud, Madrid

Commentaire

Un élément qui qualifie le projet est que le groupe reconnaît sa propre appartenance de genre comme une ressource.

La vie de chacune d’elles a été marquée du fait d’etre femmes: maternités non désirées, situations de violences, prostitution sont à la base de leur faillite existentielle.

Vivre positivement, à l’intérieur de relations communautaires et solidaires, leur existence de jeunes femmes, leur permet de redécouvrir les valeurs positives du féminin. Chaque femme du groupe en participant à sa cohésion et à son activité y decouvre sa propre valeur et la durèe de l’expérience lui permet de l’intérioriser pour qu’à sa sortie de prison, elle se vive comme femme autonome.

La bonne réussite du projet est déterninée par le rôle de la responsable. Son engagement total (elle partage l’appartement)garantit le mantien de l’esprit originaire et à travers son dynamisme elle propose un modèle positif de femme qui permet d’expérimenter un mode de vie en harmonie avec la culture des jeunes et les valeurs de la culture féminine.

Notes

l’information a été collectée au cours de l’entretien réalisé par Mariateresa Battaglino et Sandro GUIGLIA le 4 de février 1993 à MADRID

Source

Entretien

BATTAGLINO, Mariateresa; GUIGLIA, Alessandro, IRED NORD

IRED NORD (Innovations et Réseaux pour le Développement) - Via Tacito 10. 00193 ROMA. ITALIA. Tel (19)39 6 320 78 49. Fax (19)39 6 320 81 55. E-mail irednord@geo2.poptel.org.uk - www.ired.org

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