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Secteur rural et politiques économiques en faveur de l’agriculture

Une comparaison entre le Rwanda et le Burundi

Marguerite BEY

11 / 1993

Du fait du manque de performance de l’agriculture et des contraintes auxquelles elle est soumise, le gouvernement centralisé engage une politique agricole sous forme de plans quinquennaux. Ces plans ont pour objectifs la diversification des cultures, l’autosuffisance alimentaire et la répartition plus équilibrée du produit national brut. Ils utilisent comme moyens l’intensification de la production et le développement rural intégré. L’intensification de la production (70% du budget de la politique agricole)se fait par:

- par la réalisation de fossés et le reboisement pour lutter contre l’érosion;

- par la promotion de l’outillage traditionnel du fait de la rareté et de la parcellisation des terres ainsi que de l’abondance de la main d’oeuvre;

- par l’utilisation de semences sélectionnées, de fumure organique et d’engrais chimiques;

- par le développement de l’association agriculture-élevage (plantes fourragères pour les animaux, fumier et force de travail pour les cultures).

Le développement rural intégré a pour objectifs l’amélioration des conditions de vie par la réorganisation du terroir: déplacement de la population des régions les plus peuplées vers les moins peuplées; le développement de la formation; la politique des prix et de commercialisation par la création de crédits agricoles, d’offices vivriers et d’exportation, de coopératives, de sociétés régionales de développement. Les crédits agricoles sont peu développés à cause de la faiblesse des revenus des exploitations trop petites et des taux d’intérêts élevés des crédits. Les offices vivriers agissent sur les cultures vivrières au niveau de l’approvisionnement, des prix et des stocks. Tandis que les offices d’exportations agissent sur les cultures d’exportation au niveau de la qualité, du conditionnement, des prix. Ces derniers perçoivent plus de ressources que les offices vivriers. Les coopératives assurent le stockage et la commercialisation des produits. La plupart de celles-ci sont en faillite à cause de l’insuffisance de formation des responsables et le manque de moyens financiers. La société régionale de développement rencontre les mêmes problèmes. La marge de manoeuvre des politiques et des moyens est donc restreinte du fait de ces problèmes.

Mots-clés

agriculture, agriculture et élevage, crédit rural, développement rural, formation, politique agricole, productivité, stockage agricole, coopérative, agriculture d’exportation, autosuffisance alimentaire


, Burundi

Commentaire

Cette partie du mémoire n’aborde qu’un aspect des politiques agricoles au Burundi: les objectifs et les moyens. La mise en place et les effets de ces politiques ne sont que rapidement cités. La portée de l’étude est limitée du fait de l’absence d’expérience sur le terrain de l’auteur, l’étude ayant été réalisée à partir de documents.

Source

Thèse et mémoire

DEFOSSE, Sylvie, BONVIN, Jean (sous la dir. de), INSTITUT D'ECONOMIE SCIENTIFIQUE ET DE GESTION (IESEG), 1983 (France)

CECOD IEDES - 162 rue Saint Charles, 75015 Paris, FRANCE. Tel 33 (1) 45 58 48 99 - Fax 33 (1) 45 57 31 69 - France

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