
à contributions
Dossiers en cours
2007 / 2008
Gouvernance de l’eau : l’urgence de changer de regard et de pratiques
Atteindre la durabilité par les filières : de la production à la consommation
L’ajustement structurel et ses corollaires que sont notamment la déflation et l’incapacité des programmes à relever la croissance sont responsables de la progression de la pauvreté dans la plupart des pays qui l’appliquent. Le dégraissage de la fonction publique et la suppression des subventions à la production et à la consommation ont favorisé l’insécurité alimentaire. Il se pose un problème de revenu car même s’il y a disponibilité alimentaire, l’accès n’est pas facile. Cette pauvreté a été la cause de plusieurs émeutes qui ont amené les bailleurs de fonds et les Etats à mettre en place des programmes d’aide aux populations les plus défavorisées. Ces aides font naître un certain nombre d’interrogations quant à leur efficacité et à leur pérénité comme par exemple pour le projet de distribution de bons alimentaires au Burkina Faso. L’objectif de ce projet était d’augmenter le pouvoir d’achat des groupes les plus défavorisés afin qu’ils puissent acquérir des vivres composés de céréales locales (sorgho, mil). Ce projet s’est heurté à des difficultés d’ordre technique et social. La première est liée à la diversité des habitudes alimentaires et à la disparité entre les régions. Les céréales ne sont pas consommées de façon homogène: l’ouest est rizicole, le sud consomme le sorgho blanc, les habitants du plateau Mossi et du Sahel, le petit mil. L’autre difficulté est la disponibilité des céréales dans certaines régions car les moyens de stockage sont entre les mains de l’OFNACER (Office nationale des céréales)et une banque de céréales qui assurent un stockage de moyenne durée. La dernière difficulté a été la détermination des revenus eu égard à la rareté des données socio-économiques. La distribution, faite en équivalent grains par l’OFNACER et certains organismes caritatifs, se fait en fonction de la connaissance qu’ont les agents des familles nécessiteuses.
La distribution des aides alimentaires sous forme de bons, n’est pas une tâche aisée au Burkina Faso. Le revenu comme unique indicateur de la pauvreté n’est pas réaliste. De plus, il faut tenir compte des habitudes alimentaires, de la disponibilité des stocks et du problème de la distribution.
Compte rendu de colloque, conférence, séminaire,…
HARRE, Dominique, S.O.L.A.G.R.A.L, 1990/06 (France)
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