
a contribuições
Dossiês em preparação
2007 / 2008
Monitoramento da água: a urgência de mudar o olhar e as práticas
Atingir a sustentabilidade pelas filiais: da produção ao consumo
Realizado por Ecole de la Paix de Grenoble
2005
Ce dossier aborde la transformation politique des conflits dans les sorties de conflits et après la chute des régimes communistes, la reconstruction de la paix, la réorganisation de l’Etat, la transition démocratique, les interventions internationales et leurs impacts.
Entre le calme ou le chaos apparent dans les 10 pays choisis pour être ici étudiés, qu’en est-il des processus de transition ? L’Afghanistan, l’Afrique du Sud, la Bosnie-Herzégovine, le Cambodge, la Chine, l’Ethiopie, l’Ouzbékistan, la Pologne, la Russie et le Salvador nous aideront à rechercher derrière les apparences, les véritables enjeux pour dresser un bilan de l’avancée de la démocratie, des explications de ses réussites et de ses écueils.
La consolidation de la paix dans l’après-guerre et l’après dictature a fait l’objet d’un travail de recherche sur la base d’une analyse comparative de dix études de cas regroupant des Etats issus d’un conflit violent et d’autres issus de la chute des régimes communistes.
Ce dossier vise à élaborer un modèle d’analyse commun à ces deux schémas de sortie de crise, partant du principe que dans ces deux situations, les Etats se trouvent face aux mêmes défis de se réorganiser et de poser les conditions d’une paix durable. En amont, ce postulat implique que les conflits font l’objet d’une analyse similaire : en effet, ils se caractérisent par une multitude d’acteurs en conflit, entre eux ou contre un ennemi commun, la nécessité d’une médiation politique pour cantonner ce conflit dans l’arène politique et donner la possibilité à chacun de s’exprimer. Le travail se structure autour de 5 problématiques : le déclenchement du processus de transition, la représentation du pouvoir, la construction d’un Etat, la structuration de la société civile et le développement économique.
Dans ce dossier, nous avons multiplié les approches, historiques, politistes, sociologiques et anthropologiques. Enfin, ce modèle d’analyse s’adapte à d’autres pays qui connaissent des processus de paix et des réformes d’Etat.
Cette grille d’analyse permet de décrypter les enjeux de la démocratisation dans d’autres pays, et Haïti est à ce titre un exemple éloquent : depuis une décennie environ, l’ingénierie institutionnelle internationale tente d’accompagner ce pays dans la transition démocratique et le développement économique (opération de maintien de la paix, d’observation, de stabilisation, aide internationale). Pourtant, le pays est apparemment animé du plus grand chaos et l’économie recule sans cesse.
Les relations politiques reposent sur une dualité singulière et fondamentale, depuis l’abolition de l’Etat colonial, entre une élite créole occidentalisée et la masse afro-paysanne des campagnes. Ce fondement perturbe l’idée même de nation qui n’a pu encore aboutir. Pour être source de dynamisme, cette dualité doit être reconnue. L’Etat suscite auprès des Haïtiens un rejet instinctif et ils éprouvent une grande défiance vis-à-vis de cet Etat qui les a instaurés comme ses adversaires irréductibles. Par ailleurs, le binôme armée-nation ne permet pas l’émergence d’idéaux tels que la démocratie. L’anthropologue Gérard Barthélemy (« Haïti, l’ordre sous le chaos apparent » Le Monde 5 septembre 2005. L’univers rural Haïtien. Le pays du dehors, L’Harmattan, Paris, 1991) voit dans le rejet de toute aide la répétition du refus initial lié à l’émancipation fondatrice, l’abolition de l’esclavage.
Par ailleurs il note l’importance de reconnaître les structures locales et de leur donner le pouvoir d’initiative et de contrôle.
Enfin il apparaît essentiel de procéder à des recensements : pour mieux se connaître, reconnaître tous les groupes de la société, ne pas craindre la diversité, ne pas rechercher une image artificielle d’unité et d’homogénéité en essayant de créer des histoires qui ne parviendront pas à jouer le rôle de mythes fondateurs, mais au contraire reconnaître la diversité, la respecter, traiter tous les groupes à égalité, leur donner une place et ainsi parvenir au sentiment d’appartenir à une nation.
D’autre part, la Colombie dans la situation actuelle peut être considérée en phase de sortie de conflit et ainsi faire l’objet d’une analyse en termes de transition. Cette perspective est sérieusement envisagée d’autant plus qu’elle répond à une demande locale.
Auteurs du dossier :
Matthieu DAMIAN
CLaske DIJKEMA : Chercheur, spécialiste des processus de transition politique vers la démocratie
Karine GATELIER : Chercheur, spécialiste des processus de transition politique vers la démocratie
Elisabeth KEITEL :
Lire le dossier : irénées, site ressources sur l’art de la paix
