Chamada

a contribuições

Dossiês em preparação

2008 / 2009

- Povos indígenas - Atingir a sustentabilidade pelas filiais: da produção ao consumo

español   français   english   português

dph participa da coredem
pt.coredem.info

buscar
...
diálogos, propuestas, historias para uma cidadania mundial

Les centres de ressouces rencontrés - Kleine Marinier

Pascale THYS

17 juillet 2009

Kleine Marinier

FICHE TECHNIQUE

Nbre de personnes âgées :

54 logements / 90 personnes âgées (dont 24 personnes de l’association de quartier)

Type de logement :

Petits appartements en habitat groupé situés en Centre Ville (quartier « chic » où le logement est très coûteux)

Objectifs de l’association :

Permettre aux personnes âgées de se regrouper pour « se sentir plus fortes » et ne plus être isolées. Un groupe doit se créer et s’identifier en tant que groupe.

Face au handicap : vivre en habitat groupé permet aux personnes qui créent des relations de s’aider quand il y a un problème.

Face aux âgés issus d’autres cultures : vivre en habitat groupé permet à ces personnes de se sentir moins isolées et de retrouver des forces pour aller vers l’extérieur (par exemple en développant de petits projets dans le quartier).

Caractéristiques spécifiques du projet :

La volonté de regrouper les personnes en fonction de leur appartenance culturelle (milieu social – culture d’origine – etc.) pour les rendre plus fortes (ce qui est opposé à l’idée de mixité sociale ou culturelle).

Origine – contexte – historique du projet :

Dans les années ’70, de nombreuses associations de quartier se créent. La Commune de Rotterdam achète des bâtiments anciens pour les rénover et en faire du logement de manière à rehausser les niveau de vie des habitants. C’est aussi dans ces années que se sont développés les projets d’habitat groupé.

Aujourd’hui, les pouvoirs publics ont arrêté leur soutien au logement sur une large échelle. Nico et d’autres créent de petits groupes d’habitants qui se structurent pour demander un aide financière afin d’habiter ensemble.

Nico estime que ces projets sont une version moderne de la tradition paternaliste des utopistes (Familistères de Guise).

Le projet visité au centre « chic » de Rotterdam a l’origine suivante : un groupe de base de 10/15 personnes habitant le quartier s’est constitué et s’est créé une identité de groupe via une « histoire ». En adhérant à cette histoire, on pouvait adhérer au groupe. C’est un élément de cohérence du groupe.

Montages financier – partenarial (aide au fonctionnement – soutien public) :

Le montage financier de ces logements permet aux personnes qui y habitent de payer un prix « raisonnable » :

1/3 est payé par la société communale de logements sociaux ;

1/3 est payé par les fonds publics ;

1/3 est payé par le loyer de la personne âgée.

Ce montage de projet permet d’accéder à d’autres fonds que lorsque qu’une personne seule fait une demande de logement auprès du Logement Social.

Le WGW est une association qui promeut, soutient et développe des projets d’habitat groupé pour personnes âgées. Elle fournit aussi des informations sur ce qui existe, sur comment créer son propre groupe, sur ce que c’est qu’habiter autrement, … Quand des personnes âgées arrivent au WoonGroepenWinkel, elles viennent discuter des projets existant. On les oriente vers le projet d’habitat groupé qu’on croit le mieux leur convenir. Leur demande est toujours de type « qu’est-ce que vous pouvez faire pour nous ? ».

Le WGW organise de temps à autre des échanges d’expériences entre groupes : il organise des visites pour faire connaître les « trucs et activités » des autres.

4. MAITRISE DE LA PERSONNE AGEE SUR L’ORGANISATION INTERNE DE SA VIE : SON PROJET DE VIE, SON ROLE, SON AUTONOMIE

Est-ce qu’on incite la PA à développer un projet de vie personnel ? Comment ? Est-ce que cela marche avec tout le monde ? Que fait-on sinon ? Accepte-ton qu’une PA ne participe pas aux activités ?

L’objectif est de lutter contre la solitude des personnes âgées. Pour répondre à cet objectif, le projet est d’aider les personnes âgées à s’organiser de manière à se sentir plus fortes ensemble pour s’ouvrir vers le quartier.

Il n’y a pas d’activités définies. Il s’agit d’abord, dans chaque groupe culturel, d’aménager l’espace collectif selon ses souhaits (différents selon l’origine, Hollandais de souche, Chinois, et autres cultures). Cet espace est un lieu de rencontre et de production de projets.

Est-ce que la PA peut se rendre utile au sein du projet ? A-t-elle un rôle à jouer ? Comment est-ce que cela se passe concrètement ?

Oui, pour l’aménagement de ce lieu collectif d’abord. Ensuite, des projets peuvent y naître (cafétéria, bibliothèque, etc.), puis des projets extra-muros : activités culturelles extérieures, ouvertures de snacks et de wasserettes dans le quartier, etc. suivant les communautés.

Qu’est-ce qui crée des balises quotidiennes (en termes d’espace-temps) pour les PA ? Comment favoriser ces temps et ces lieux repères ?

L’espace collectif est un lieu repère. Chaque habitant possède un lieu privé (son appartement) comprenant 2 à 3 chambres et le gère à sa guise. Le but est de créer des liens entre les habitants.

On peut habiter le bâtiment sans faire partie de l’habitat groupé ; on peut faire partie de l’habitat groupé sans faire partie du bâtiment. C’est le projet qui regroupe avant le logement. Ce n’est pas le bâtiment qui fait partie du projet c’est l’idée sociale.

Y a-t-il des aspects symboliques dans cette institution (valeurs promues – lieux spécifiques – projets – actions – personnes -…)

La personnalité du promoteur de projets est forte ; ses capacités d’architecte, de mobilisateur et de relais politiques sont reconnues et appréciées.

C’est dans la salle commune que chaque groupe dépose s’il le souhaite ses propres symboles (espace de prière pour certains).

Face à la perte d’indépendance physique des PA, que met-on en Ĺ“uvre pour leur permettre de pouvoir exercer le maximum d’autonomie ?

Le principe de base est de ne pas aménager le logement en fonction d’une dépendance physique progressive (voir plus loin), mais de tout miser sur l’autonomie et les relations de voisinage en cas de nécessité. Lorsqu’une personne est malade il y a dans un premier temps une prise en charge collective. Il y a une personne responsable des soins à chaque étage. Elle fait le lien social par rapport à l’étage.

Il existe aussi un service technique « social » que l’on peut louer ou non en plus de son logement (pour effectuer les petites réparations nécessaires).

5. MODE DE COMMUNICATION AVEC LES AUTRES – POSSIBILITE DE PARTICIPATION ET DE DECISION – POSSIBILITE DE CONFLIT – LES LIENS AVEC LE MONDE EXTERIEUR

Existe-t-il des formes de réunion ? Existe-t-il une salle de réunion ? De quoi y parle-t-on ? A quoi servent ces réunions ?

La salle de réunion est la salle collective.

Dans certains cas (cultures d’origine étrangère), les responsables du projet dépensent beaucoup d’énergie pour pousser les gens à s’organiser en interne. En cas de problèmes, les jeunes des nouvelles générations sont appelés en renfort.

Comment se passe la communication entre les PA (des lieux – des moments de rencontre) ?

Mettre les gens ensemble leur permet de se sentir plus forts pour pouvoir aller vers l’extérieur, pour rencontrer (à nouveau) l’extérieur.

Dans le projet visité, il existe de nombreuses commissions d’activités où on discute de projets.

Existe-t-il des relations avec l’extérieur ? (Où et comment cela se passe-t-il ?) (avec quelles personnes externes ? voisins, famille, etc.)

Dans l’habitat groupé visité, les « extérieurs » sont les personnes qui cohabitent dans le bâtiment sans faire partie de la communauté. Pour rappel, appartenir à la communauté n’oblige pas à vivre dans le logement. La conception du projet social dépasse le concept architectural d’habitat groupé. On peut entrer et sortir dès lors de la communauté quand on veut.

Admet-on les conflits entre PA et l’institution ? Comment cela se passe-t-il ? Que fait-on avec les « plus remuants » ?

Il existe de nombreuses commissions où l’on peut exprimer ses problèmes.

On peut aussi aller trouver une personne extérieure (soit Nico, s’il s’agit d’un conflit avec la société de logement social, soit un médiateur extérieur s’il s’agit d’un conflit inter personnel).

Qu’est-ce qui est le plus important au niveau relationnel pour les PA ? Est-ce que l’institution permet de favoriser ces moments relationnels importants ?

Selon Nico, ne pas être seule.

Lorsque l’on veut réaliser quelque chose avec les PA, qu’est-ce qui les motive le plus ?

Selon Nico, ces personnes veulent surtout continuer à vivre là où elles ont vécu toute leur vie ; pour ces personnes âgées, le respect de leur identité culturelle est aussi très important.

Selon vous, qu’est-ce qu’une PA peut « rendre » à l’institution ? à la société ?

Quand quelqu’un est malade ou a un handicap, il est pris en charge par la collectivité.

Certains ont aussi accepté de nous ouvrir leur porte pour montrer ce qu’ils font, leur logement. Le tout avec petits fours et tasses de thé.

{{Quels types de décision peut prendre la PA au sein de cette institution (par

rapport à son logement – l’organisation de sa vie quotidienne – etc.)}}

Les logements sont totalement individuels : appartements à 2/3 chambres. Toute décision lui revient de droit. C’est pour les espaces collectifs qu’il y a négociations.

www.habitat-participation.be/dph/Kleine Marinier 1.jpg

6. COHERENCE DU BATI – DE L’ARCHITECTURE – DES AMENAGEMENTS FACE AU PROJET – AUX VALEURS ; AMENAGEMENTS SPECIFIQUES POUR LES PERSONNES AGEES

Est-ce que l’organisation du logement – des locaux reflète les objectifs poursuivis ?

Le bâtiment visité est un grand carré d’appartements au centre duquel se trouve une cour avec un espace jardin pour les habitants du projet. Un couloir, assez large (fait penser à une rue), extérieur au logement longe ceux-ci et a fait dire à une des locataires qu’elle se sent vraiment chez elle ici, dans sa « maison ». L’objectif de sécurité via le groupe semble être atteint.

Les membres du groupe habitent aux 4 derniers étages. Les 5 autres sont habités par des personnes ne faisant pas partie du groupe.

Y a-t-il moyen de cohabiter ? Comment ? (interculturel – intergénérationnel - …)

Non, la cohabitation est entre personnes âgées de l’habitat groupé et les autres locataires âgés du bâtiment. Ce bâtiment comprend cependant des espaces ayant d’autres destinations : crèche pour bébés – bureau – plaine de jeux.

Le logement est-il modulable, adaptable, évolutif ? Comment ?

L’idée de base est qu’il ne faut pas aménager le logement comme pouvant accueillir une personne en très mauvais état physique. La vision journalière de ces aménagements serait déprimante. Les portes sont cependant très larges et un espace en-dessous de l’évier est prévu pour faire passer une chaise roulante.

Nico estime qu’il y a opposition entre une vision architecturale du lieu de vie et une vision médicalisée.

Il y a aussi la question du coût que cela représente car s’il faut réaliser des aménagements spéciaux ils doivent être pris en charge par le locataire.

La PA cherche des repères. En quoi ce logement permet-il de maintenir des repères ?

Par rapport au lieu de vie du reste de l’existence (puisqu’il s’agit de ne pas transplanter la personne ailleurs que là où elle a vécu toute sa vie).

A proximité de quels services se trouve ce logement ?

C’est dans le centre de Rotterdam, avec tous les services à proximité.

Existe-t-il des règles internes pour l’occupation des logements – locaux collectifs ? lesquelles ?

Le groupe Kleine Marinier est constitué en association reconnue devant le notaire. Elle a ses statuts, son règlement d’ordre intérieur pour la gestion du lieu commun notamment, ses cotisations, …

Quels aménagements spécifiques pour rencontrer les problèmes des PA (en termes de déplacement – lumière – accessibilité – handicaps spécifiques) ?

Exception faite des deux éléments cités (largeur de porte et évier avec vide dessous), aucun éléments spécifiques n’est prévu.

Le logement visité comporte cependant certaines caractéristiques en terme d’accessibilité (ascenseur moderne – éclairage – couloir de ronde – vue sur le jardin intérieur – etc.)

A-t-on prévu un mode de circulation ou de vision spécifiques entre les divers espaces ? Que voit-on d’une pièce à l’autre ?

Vue sur le jardin intérieur (tables et chaises – pétanque – crèche – plaine de jeux).

Existe-t-il des espaces avec des spécifications d’usage (lesquelles ?) et des salles sans spécification d’usage ?

Une salle commune avec cafétéria accessible seulement aux habitants du bâtiment.

Peut-on personnaliser les lieux « collectifs » ? déposer se affaires intimes, avoir des meubles à soi, avoir ses plantes, un espace à jardiner, un espace de rangement ?

Un travail important est réalisé pour l’investissement des lieux collectifs en fonction de la culture du groupe.

Peut-on inviter des personnes extérieures ? Dresser une table pour 8 invités ? Permettre à un extérieur de passer la nuit ? Avoir un animal domestique ?

Oui, le logement privatif est totalement privé et on peut y inviter qui on veut (petits enfants – amis – etc.). On peut aussi inviter des personnes extérieures dans la salle commune.

Les sanitaires et les cuisines possèdent-ils des équipements spécifiques ? Lesquels ?

C’est une question très importante en Hollande : jusqu’où faut-il aller dans les aménagements spécifiques face aux handicaps ?

Les logements sont conçus pour que des aménagements spécifiques dans les WC et salles de bain soient possibles, mais plus tard. Les portes des WC sont larges pour y faire passer une chaise roulante si nécessaire.

Les espaces extérieurs ont-ils des aménagements spécifiques ? Lesquels ?

Non.

Il y a un système de sécurité d’ouverture des portes pour rentrer dans le bâtiment. Il faut passer 2 portes vitrées et un sas avant d’avoir accès aux logements. La 2e porte donnant accès aux logements ne peut s’ouvrir que lorsque la 1e porte donnant sur la rue s’est refermée. Celle-ci ne se referme que lorsqu’on n’est plus dans le champ magnétique du système de fermeture.

 

www.habitat-participation.be/dph/Kleine Marinier 2.jpg

www.habitat-participation.be/dph/Kleine Marinier 3.jpg

Palavras-chave

inovação social, luta contra a exclusão, acesso a moradia, solidariedade, vinculo social


, Países Baixos, Rotterdam

dossiê

Logement collectif pour les personnes âgées aux Pays-Bas

Fonte

Entrevista

Nom de l’association :

Le groupe Kleine Marinier et le WoonGroepenWinkel

Coordonnées utiles :

WGW –

Overblaak 94 – 3011 MH Rotterdam –

T. : 010-4674495 –

F : 010-2652706 –

mail : WoonGroepenWinkel

Kleine Marinier –

Goudesingel 276b – 3011KH Rotterdam –

T./ 010-4110651

Personnes rencontrées (titres – fonctions) :

Nico Van Den Dool, architecte, permanent de WGW, promoteur d’habitat groupé + 3 habitants d’un habitat groupé du centre ville (Kleine Marinier)

Habitat et Participation - Place des peintres 1/004, 1348 Louvain-La-Neuve, BELGIQUE - Tél. (32) 10 45 06 04 - Fax (32) 10 45 65 64 - Bélgica - www.habitat-participation.be - hep (@) tvcablenet.be

contacto mapa do site menções legais