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Les facteurs de résistance à la pénétration de la notion de coopération décentralisée dans les relations internationales entre l’Union Européenne et les pays ACP

Désiré AIHOU

02 / 1999

La coopération entre l’UE/ACP s’inscrit dans un espace de diversité dont témoigne aujourd’hui l’introduction du concept de coopération décentralisée. Cette notion de Coopération Décentralisée (CD)paraître comme un outil susceptible de révolutionner les relations de coopération. Dans cette perspective, elle ouvre une voie de concertation et de dialogue avec la population, laquelle est désormais associée à la détermination des priorités pouvant favoriser son développement économique et social.

Il est naturel qu’un tel instrument rencontre des difficultés à s’imposer. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce blocage :

· D’abord le concept est nouveau et n’est pas encore totalement maîtrisé ni par les acteurs décentralisés ni par les personnels des délégations de l’UE.

· Il y a un manque cruel d’informations sur la notion, ses potentialités et sa mise en oeuvre. Même bien informés, les acteurs estiment que les mécanismes traditionnels de mise en oeuvre de la coopération, y compris les mécanismes simplifiés de décision souvent utilisés pour les micro réalisations, ne sont pas adaptés à l’approche participative de la coopération décentralisée.

· Enfin la résistance des Etats et des administrations, qui se manifeste sous la forme institutionnelle et structurelle. Sous la forme institutionnelle, parce que l’Etat en tant qu’institution avait jusque là le monopole de la gestion de l’aide internationale, et la coopération décentralisée apparaît donc comme une perte de pouvoir.

Cette attitude est apparue clairement au séminaire d’Hararé organisé sur la CD par le CLONG (Comité de Liaison des ONG)où les représentants des Etats ACP estimaient que la CD ouvrait la possibilité aux acteurs décentralisés de participer à l’exécution des projets et programmes du FED, alors que ces derniers entendaient participer à la définition des politiques.

Sous sa forme structurelle, l’Etat résiste à la CD car dans un pays fortement centralisé, il se pose nécessairement le problème de l’identification des acteurs décentralisés. Il faut donc "susciter, encourager, et encadrer le dialogue en essayant de toucher les gens, les communautés locales, les travailleurs" Ainsi parviendra-t-on à favoriser l’émergence d’une société civile organisée pour la réussite de la CD.

C’est en réalité un problème de changement d’habitudes qui se pose avec l’introduction de la coopération décentralisée dans la convention de Lomé. J’ai eu l’occasion de participer au Bénin à quelques entretiens avec Mlle Séverine Bellina, chargée de mission de la Fondation pour le Progrès de l’Homme (FPH)dans le cadre d’une étude/recueil d’expériences sur la coopération entre l’UE et les pays ACP. J’ai saisi à l’occasion quelques raisons du fonctionnement et dysfonctionnement de certaines branches de cette coopération riche et variée. Mais j’ai constaté aussi l’approche divergente qu’acteurs institutionnels, interfaces, opérateurs et populations ont de la notion de coopération décentralisée.

Palavras-chave

convenção de Lomé, desenvolvimento comunitário, cooperação descentralizada, descentralização, processo de democratização, cooperação UE ACP, sociedade civil, política internacional, ONG


, Benim

Comentários

ll est évident que le concept de CD est nouveau et il a du mal à s’imposer parce que les acteurs décentralisés sont très peu informés de son existence et de ses potentialités. Mais il faut aussi souligner que la CD est un véritable coup de pied dans la fourmilière de l’aide internationale dont les Etats ont le monopole de la gestion. C’est ce que traduit la résistance de l’Etat à cette nouvelle forme de coopération, qui est de nature à changer les habitudes.

La CD appelle également un changement d’habitudes de la part des Délégations de l’UE qui certes n’ont pas de personnels assez qualifiés dans la gestion des institutions émanant de la société civile, mais doivent faire preuve d’innovation en adaptant les procédures aux nouvelles situations. Car "les procédures devraient uniquement être considérées comme des instruments au service d’une politique et ne devraient en aucun cas constituer des freins à la mise en ouvre de celle-ci".

Notas

Voir aussi "Coopération décentralisée, une approche européenne nouvelle au service du développement participatif", DOUXCHAMPS, Francis(sous la coordination de), Belgique, COTA, 1996.

Fiche du dossier préparatoire au forum des habitants qui s’est tenu à Windhoek, Namibie (12-18 mai 2000)dans le cadre du sommet Africités.

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