Chamada

a contribuições

Dossiês em preparação

2008 / 2009

- Povos indígenas - Atingir a sustentabilidade pelas filiais: da produção ao consumo

español   français   english   português

dph participa da coredem
pt.coredem.info

buscar
...
diálogos, propuestas, historias para uma cidadania mundial

L’apprentissage de la tolérance religieuse en Inde : The Center for Study of Society and Secularism

En Inde, terre où règne une grande diversité spirituelle, les conflits religieux menacent l’unité du pays et la société dans son ensemble. Asghar Ali Engineer, fondateur d’un centre pour favoriser le dialogue et la paix entre les religions, se bat pour faire triompher une vision oecuménique de la société.

Daniel MATIAS

12 / 2001

La religion peut être, selon l’interprétation qui en est faite, source de conflit ou de paix. En Inde, plus de 1 000 personnes perdent la vie chaque année dans des conflits religieux. Ce sont essentiellement les communautés hindoue et musulmane qui s’affrontent. Asghar Ali Engineer, Indien de confession musulmane, est théologien et spécialiste en jurisprudence islamique. En 1993, après la mort d’un millier de personnes en quelques mois dans des heurts inter-religieux à Bombay, bouleversé, il décide de générer une dynamique de réflexion autour du dialogue et du pluralisme religieux. C’est ainsi qu’il fonde, avec neuf autres militants de la paix, le Centre pour l’étude de la société et du sécularisme (CSSS), qui a pour objectif de tirer le meilleur parti de la diversité culturelle et religieuse de l’Inde. Le CSSS s’est donné pour but d’intervenir non seulement en temps de paix mais aussi durant les conflits. Quinze membres de l’organisation (avocats, professeurs, militants, etc.) assurent deux missions en ce sens : d’une part, collecter l’information pour lutter contre la désinformation, véritable obstacle au rapprochement et, d’autre part, mobiliser la société civile en organisant des conférences et des réunions de groupe. Ce travail doit "se faire avec le peuple et parmi le peuple", selon Asghar. "C’est à lui que l’on doit s’adresser directement pour promouvoir le dialogue, pour montrer que la violence ne résout pas les problèmes du quotidien et d’ordre plus général." Les efforts du CSSS, pour une prise de conscience par le peuple de la possibilité d’un dialogue de paix entre les religions, passent par une visibilité dans les médias et par une vulgarisation de sa réflexion (bulletin tous les quinze jours et revue trimestrielle). L’action du Centre se fait dans toutes les régions du pays, a fortiori dans le Cachemire. Là comme ailleurs, de nombreux militants sur le terrain sont le relais de l’association et assurent la mise en place des programmes. Des groupes sont formés, dont la composition varie : jeunes, enseignants, femmes, policiers, etc. Tous les sujets sont abordés : programmes scolaires, contenu des religions, etc. La tâche se révèle souvent ardue et la méthode utilisée ne porte pas ses fruits immédiatement, mais l’intensité et la sincérité de l’engagement pour un dialogue inter-religieux peuvent ouvrir la voie à la réussite de ces projets. Bien évidemment, ce combat ne plaît pas à tout le monde. Asghar et d’autres membres du CSSS ont déjà reçu de nombreuses menaces, ont vu leurs maisons, leurs bureaux attaqués. Il y a un an et demi, Asghar a même été agressé physiquement. Les responsables ? Les dignitaires religieux, qui ne supportent pas que l’on s’attaque à leur "chapelle". Mais à 62 ans, et en dépit de ces obstacles, Asghar veut poursuivre sa mission pour, dit-il, "apporter quelque chose de nouveau aux gens". Un rêve de paix en marche...

Palavras-chave

diálogo interreligioso, construção da paz, islã, hinduísmo, religião e violência, tolerância


, Índia

Comentários

Le combat d’Asghar est celui de tous ceux qui oeuvrent pour promouvoir une société basée sur la tolérance et le respect du fait religieux. Les récents événements du 11 septembre 2001 et leurs implications sur le plan religieux confirment la nécessité d’avancer dans ce sens. Il faut croire en la possibilité d’assister un jour au rassemblement des principaux dignitaires religieux porteurs d’un message de paix. Les peuples n’en seraient que plus sensibles à l’appel à la fraternisation.

Notas

Entretien avec Asghar Ali Engineer lors de l’Assemblée Mondiale des Citoyens à Lille (décembre 2001). Contact : ASGHAR, Ali - Center for Study of Society and Secularism - 9-B, Himalaya Apartments, 1st floor, 6th Road, Santacruz (East) Mumbai - 400 055. (INDIA)

Entretien avec ASGHAR, Ali

Fonte

Entrevista

contacto mapa do site menções legais